PATRICE LUMUMBA,LE HÉROS NATIONAL DE LA RDC

Opinion & Diaspora

Patrice Lumumba (né le 2 juillet 1925 à Onalua, Congo belge, et mort assassiné le 17 janvier 1961 près d'Élisabethville au Katanga) est un homme d'État congolais, premier Premier ministre de la République démocratique du Congo (République du Congo de 1960 à 1964) de juin à septembre 1960.Considéré comme le premier « héros national » de la RDC, il incarne l’une des principales figures de l’indépendance du Congo belge.

Quel est le vrai nom de Lumumba ?

Il serait peut-être intéressant de noter que le véritable nom de Patrice Lumumba était ALOIS OKITASOMBO.Il prit comme pseudonyme celui de Patrice Émery Lumumba alors qu'il voulait clandestinement quitter son village dans le Sankuru(Kasaï-Oriental)pour Kisangani(Province-Orientale)à l'époque coloniale.

Biographie courte de Patrice Lumumba

 

Patrice Lumumba est un homme politique congolais, ancien Premier ministre de la République démocratique du Congo. Figure principale de l’indépendance du Congo, Patrice Lumumba grandit au Congo belge, dans des écoles religieuses. En 1945, il devient journaliste et est remarqué par l’administration belge qui le récompense en lui fournissant une carte d’immatriculé. Patrice Lumumba n’est pas directement indépendantiste : il s’allie avec le gouvernement belge afin de permettre au Congo d’évoluer le plus possible. Son avis change en 1958, lors de l’Exposition universelle de Bruxelles. L’image des Congolais y est peu mise en valeur. Il crée alors le Mouvement national congolais en 1958.

 

L’Indépendance du Congo est officielle le 30 juin 1960, après des discussions assez aisées lors d’une table ronde à Bruxelles. Le Congo bénéficie de ses premières élections cette même année, et c’est Joseph Kasavubu qui est élu Président. Il désigne Patrice Lumumba en tant que Premier ministre. Mais ce dernier est particulièrement amer envers les anciens colonialistes belges, et n’hésite pas à le faire savoir dès son discours d’investiture. Les Congolais s’indignent eux aussi du mal causé par certains Belges, et des milliers de ressortissants vivent toujours dans le pays. Chassés, leur sécurité semble être mise à mal, ce qui inquiète l’ONU. Lumumba, déchu de son poste de Premier ministre, ne veut pas en rester là et poursuit le mouvement. Il est arrêté et assassiné sous commandement belge, le 17 janvier 1961.

 

 

Quelques  dates clés de la vie de Patrice Lumumba

 

30 juin 1960 : Le Congo belge indépendant

Le roi belge Baudouin Ier, le président congolais Joseph Kasavubu et son Premier ministre Patrice Lumumba, célèbrent l'indépendance du Congo à Léopoldville (l'actuelle Kinshasa). L'ancienne colonie belge d'Afrique centrale, dénommée "Congo belge" en 1908, prend alors le nom de "République démocratique du Congo". A l'ouest, le "Congo français" accédera à l'indépendance sous le nom de "République du Congo" ou "Congo-Brazzaville" quinze jours plus tard. Des affrontements ethniques et politiques embraseront rapidement la région.

14 juillet 1960 : Lancement de l’Opération des Nations Unies au Congo

L’ONU envoie ses forces militaires au Congo, où les tensions s’intensifient. Le Congo vient de proclamer son indépendance, mais des révoltes éclatent, renforcées par l’arrivée de nouvelles forces belges venues protéger les leurs. Face aux menaces, le Premier ministre Lumumba demande l’aide de l’ONU, qui ne tarde pas à intervenir. L'Onuci, Opération des Nations Unies au Congo, compte près de 20 000 militaires chargés de veiller au bon déroulement du retrait des troupes belges. Toutefois, les tensions ne s’apaiseront pas : Mobutu prendra le pouvoir en septembre, soutenu par l’ONU. Lumumba, quant à lui, sera arrêté puis assassiné. On accusera alors l’ONU d’en être en partie responsable et l’URSS en sera particulièrement indignée.

 

17 janvier 1961 : Assassinat de Patrice Lumumba

Le leader du Mouvement national congolais (MNC) est tué dans des conditions mystérieuses au sud du Congo belge qui deviendra le Zaïre puis la République démocratique du Congo. Patrice Lumumba avait été nommé Premier ministre du Congo au moment de l'indépendance du pays en juin 1960. Il avait été évincé du gouvernement et livré au sécessionniste du Katanga Moïse Tshombé lorsque la guerre civile a éclaté (septembre 1960). Partisan d’un Congo indépendant et unitaire, il était jugé trop proche de l’URSS à qui il avait demandé de venir en aide à son pays. La décision de l'éliminer est attribuée au gouvernement belge et à la CIA. Son exécution fera de Patrice Lumumba le symbole de la lutte anticolonialiste africaine.

la dent de Patrice Lumumba et les "responsabilités morales" de la Belgique

 La dent, actuellement entre les mains de la justice, avait été saisie chez la fille du policier belge Gérard Soete qui avait contribué à faire disparaître le corps - jamais retrouvé - de l'ancien Premier ministre congolais.

Cette dernière l'avait montrée en 2016 à un journaliste flamand qui l'interviewait, ce qui avait poussé des proches de Lumumba à déposer plainte pour "recel". Le dossier a ensuite été joint à l'enquête principale pour "crime de guerre'' ouverte en 2011 à Bruxelles. Jeudi, le parquet fédéral belge a annoncé que la dent allait être prochainement "restituée aux ayants-droit" de Patrice Lumumba.

Il s'agira d'une restitution "symbolique" en l'absence de "certitude absolue" que cette dent lui ait appartenu, a précisé à l'AFP Eric Van Duyse, porte-parole du parquet. "Il n'y a pas eu d'analyse ADN sur la dent, cela l'aurait détruite", a-t-il expliqué.

"Après les responsabilités morales, il faut des responsabilités juridiques et des réparations", a relevé jeudi Me Christophe Marchand, qui défend les enfants Lumumba depuis la plainte déposée en 2011 et espère un procès l'an prochain.

Selon lui, "la justice belge est très en retard" pour éclaircir ces responsabilités.

Mais la restitution de la dent prouve qu'elle "prend les choses au sérieux" et qu'enfin le dossier de la décolonisation est devenue prioritaire à ses yeux", a poursuivi l'avocat.

Ce geste intervient alors que le débat sur le passé colonial belge a été ravivé dans le sillage de la mobilisation antiraciste ayant suivi la mort de George Floyd, un homme noir, étouffé par un policier blanc, fin mai aux Etats-Unis.

 

 

UP AFRICA TV / Synthèse D’Etienne Nemb