vendredi, août 19, 2022

Développement : L’Afrique a besoin d’hommes et non des loups

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Que serait devenu le Bukina Fasso sans l’assassinat de Sankara  ou l’Afrique sans l’assassinat de Kadhafi? Que seraient aujourd’hui certains villages africains sans les guerres de positionnement de ses forces vives et élites ? Ces questions méritent d’être posées pour que décolle enfin le développement de l’Afrique.

Le développement de l‘Afrique est plombé par les mauvaises politiques à elle imposées par l’occident à travers les plans d’ajustement structurels qui se succèdent sans résultats positifs, à en croire les experts financiers de tout bord. A cela s’ajoute aussi l’absence d’une monnaie qui lui est propre, une gouvernance des plus vertueuses et un manque criard de nationalisme.

Depuis quelques années aussi, l’on observe une montée fulgurante de mégalomanie chez certaines élites africaines, qu’elles du monde politique ou du monde des affaires. Et le cynisme avec lequel ces élites se distinguent n’augure aucunement des lendemains meilleurs pour l’Afrique.  L’envie, le pouvoir, la vanité, le sexe et l’argent  tracent la voie royale de l’Afrique vers les abimes.

Le 32e anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara et le discours d’un commis de l’Etat très éclairé mérite de retenir l’attention de tout africain soucieux du  développement du contient « mère des civilisations ».

Le 15 octobre 1987, avant la réunion de l’OMR, Thomas Sankara retrouve comme tous les jeudis les membres de son cabinet dans la villa du Conseil de l’entente qui sert de siège au Conseil national de la révolution (CNR). « Sankara arrive à 16 h 30 à bord de sa 205, escorté par cinq gardes du corps. À 16 h 35, il s’assoit à la table. Alouna Traoré prend la parole. Mais un bruit de pot d’échappement couvre sa voix. Puis le vacarme des kalachnikovs. Les sept hommes s’aplatissent au sol. Ils ne le savent pas encore, mais dehors, la garde rapprochée du président a été liquidée. « Sortez ! » entendent-ils. Sankara se lève. « Restez ! C’est moi qu’ils veulent. » Nouvelle rafale.

Cet épisode de l’assassinat du président charismatique burkinabé, Thomas Sankara, rapporté par « Jeune Afrique » plus de 30 ans après les faits, reste marquant de la tournure que peuvent prendre les ambitions immodérées de certaine personnes.

Depuis le 15 octobre 1987, tous les regards sont braqués sur Blaise Compaoré. Thomas Sankara et Blaise Compaoré étaient pourtant bien plus que de simples camarades. Ceux qui les ont côtoyés soutiennent que les deux hommes avaient une relation fusionnelle. C’étaient des amis, c’étaient des frères « que rien ne sépare » selon Fidèle Kientega, un compagnon de la première heure de Thomas Sankara, sur les antennes de RFI. D’après lui, « Thomas lui (Blaise Compaoré NDLR) faisait confiance de façon absolue ». Fidèle Toe, un ami d’enfance de Sankara Sur les mêmes ondes a indiqué que « personne ne pouvait soupçonner que Blaise un jour pouvait se retourner contre Thomas Sankara ». L’impossible se produisit pourtant ce 15 octobre 1987 à Ouaga. La convoitise, la vanité et le pouvoir ont eu raison de la raison. En politique comme dans les affaires, ces péchés capitaux règnent en maître partout où se lève le soleil.

Yvan Cyrille Abodo, le nouveau Préfet du Département de la Sanaga maritime dans le Région du Littoral au Cameroun  a profité de sa tournée d’installation des Sous-préfets récemment nommées dans son unité de commandement pour tirer les oreilles à certaines élites dont pratiques déloyales ne sont pas loin de celle de Blaise Compaoré. «  Quelques unes (certaines élites NDLR) nourrissent souvent d’ambitions politiques démesurées en utilisant des armes non conventionnelles telles que la délation, le dénigrement, le mensonge, l’occultisme voire même la sorcellerie pour barrer la route à leurs propres frères désormais considérés comme ennemis » a-t-il indiqué.

Ces mots viennent à point nommé au moment où dans bien de pays en Afrique vont s’ouvrir les batailles électorales.  L’Afrique aspire a plus de paix pour se développer. Et son développement requiert la participation de tous ses fils et filles. Elle a dont besoin des hommes et non des loups.

 

Joseph Kizerbo/UP AFRICA TV/Edéa

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