vendredi, mai 20, 2022

L’intégration des africains en Afrique : Une initiative en cours de téléchargement

Must Read
Spread the love

Les actes de xénophobies survenus en Afrique du sud ces derniers jours et le réseau de trafic d’êtres humains pour na pas parler d’esclavage décrié en Libye en 2017, remettent  au goût du jour le concept d’intégration des Africains en Afrique. L’Afrique ‘’ berceau de l’humanité’’ s’illustre par des actes de  barbaries perpétrés par ses enfants à l’aune d’une nouvelle naissance où l’on parle de zone de libre-échange continental. L’Afrique est-elle résolue à une ‘’régresoévolution’’ ? Quand on la présente comme la partie du monde où l’on enregistre le plus de conflits et les affres du sida. Peut-on se sentir chez soi partout dans le continent ? La grande question…[spacer height=”30px”]   Pour planter le décor, jetons un regard synoptique sur  deux africains vivants au Cameroun qui ont pu facilement s’intégrer dans ce pays d’accueil en se fondant dans la masse. Grace à leur activité génératrice de revenus.[spacer height=”20px”] Oumarou la quarantaine est de nationalité nigérienne. Il  tient un resto-café des mains de maitre dans une banlieue de la ville de Douala depuis une dizaine d’année. Sa clientèle exclusivement camerounaise ne boude pas son plaisir à venir manger un bout de nuit comme de jour. Pour lui, le Cameroun est sa terre d’adoption. ‘’Il ne pouvait mieux  rêver d’un paradis sur terre qu’au Cameroun’’ dit-il avec fierté à qui veut l’entendre. Le quotidien dans une relation humaine s’entretien car elle est faite des hauts et des bas. L’arrivée au pays natal se fait de manière périodique. Il prend néanmoins le temps de suivre les nouvelles du pays à travers les réseaux sociaux et la télévision. Et les clients le temps d’un service peuvent glaner par curiosité une ou deux informations relatives à l’actualité du Niger. Intégration oblige, mais le frein immédiat est  la barrière linguistique qui  impose le silence, on est à la page en  déduisant  par l’image. ‘’Je préfère aller manger chez les maguida car ils servent mieux et la qualité de l’accueil est irréprochable’’ .Ceux  sont des personnes très aimables, discrètes, qui n’aiment pas les problèmes. Il est plus facile de vivre avec eux que d vivre avec nos compatriotes’’, affirme Suzi bailleresse de Oumarou.[spacer height=”25px”]   L’embonpoint d’Ali traduit à suffisance l’état d’esprit qui anime le personnage. De parents Béninois, Ali n’a jamais véritablement pas connu sa patrie que celle du Cameroun. Né dans les années 70 au quartier New-Bell, il y grandira comme tous les autres enfants sans jamais se préoccuper de ses origines. Son activité principale est le commerce des tissus pagnes et autres accessoires à la mode.  En belle preuve d’intégrer comme pour balayer les clivages ethniques et religieux, il va épouser une chrétienne qui va s’islamiser pour le bon équilibre du couple. Père de plusieurs enfants, il leur inculque le savoir, hérité de son père malgré la distance. Très altruiste, il met en pratique les recommandations du Saint coran. Son entourage au quotidien tant à la maison qu’au marché central de Douala où il exerce son activité. Son témoignage est exceptionnel. Pour Aladi, son parrain dans la foi ‘’Ali n’est pas un béninois mais bel et bien un camerounais à part entière’’.[spacer height=”25px”] Oumarou et Ali sont deux situations assez proches d’une intégration réussie dans un Etat lambda en Afrique.[spacer height=”10px”] L’Afrique du Sud est le meilleur élève en matière d’intégration régionale africaine  selon le rapport paru en 2019 par  la commission économique des nations unis pour l’Afrique. La nation arc en ciel est un exemple dans le commerce, le développement, les infrastructures, l’intégration macroéconomique, l’intégration productive et la circulation des personnes et des biens. A cet effet, les pays africains doivent tirer leurs atouts pour accélérer le processus. Lors de la 13ème conférence économique africaine sous le thème : ‘’Intégration régionale et continentale au service du développement de l’Afrique ‘’ tenu à Kigali au Rwanda en mars 2018. Claude Uwera, le secrétaire d’Etat en charge de la planification économique du Rwanda a insisté sur le caractère urgence que : ‘’ l’intégration de l’Afrique n’est plus une question de choix. C’est désormais une obligation pour le continent et ses habitants. Si l’Afrique veut devenir un acteur mondial et accéder à ce statut qu’elle mérite amplement, elle doit réaliser son intégration au plus vite’’. Loin des slogans creux l’Afrique au sein de ses organisations sous régionales  doit montrer le désir de tendre la main à son frère pour qu’ensemble, du cap au Caire, de Djibouti à l’Ile Maurice que les tam-tams vibrent à l’unisson.[spacer height=”30px”] ENTRETIEN AVEC EMMANUEL PARFAIT MINSONGUI ( Chief executif officer à MINSONGUI LIMITED AND CO. SARL)[spacer height=”10px”] L’INTEGRATION DES AFRICAINS EN AFRIQUE EST UNE UTOPIE[spacer height=”10px”]’Cet entrepreneur de 30 ans ne mâche pas ses mots lorsqu’il parle de l’Afrique son continent. Il peint un tableau non reluisant de la situation de la zone de libre-échange préconisé depuis 2011 par les accords d’Abuja. Très désabusé du repris identitaire sous fond de xénophobie masqué dont ses frères font montre il pense dans un futur proche de quitter l’Afrique son continent’’[spacer height=”25px”] ENTRETIEN REALISE PAR Luc Biga[spacer height=”25px”] UP AFRICA TV : Tout azimut en tant qu’entrepreneur, pensez-vous que l’intégration des africains en Afrique est effective ou c’est un processus à parfaire vu l’abondante actualité sur la question ?[spacer height=”5px”] Emmanuel Parfait MINSONGUI : Sur la question, je pourrai utiliser plusieurs volets. Mais attardons-nous voulez-vous sur le fond. Elle peut être effective si et seulement si les africains changent leur mentalité Que véritablement les Etats mettent sur pied une législation propice au climat des affaires et à l’intégration de concert. Qu’ils ne voient plus leurs frères  comme des étrangers, des hommes à abattre. Le malheur de l’homme c’est l’homme.  Pour certains africains le quotient intellectuel est frein au climat des affaires. Disent-ils que vous êtes venu piller leur pays. J’ai subi  trop de torture et d’injustice dans certains pays de mon continent.[spacer height=”5px”] UP AFRICA TV : A chaque fois que vous foulez le sol d’un pays en Afrique, au premier contact nourrissez-vous un apriori ?[spacer height=”5px”] EPM : J’ai reçu au moins deux accueils favorables dans au moins deux pays en Afrique. Notamment au Congo-brazza à l’aéroport de mayamay quand je suis arrivée l’agent de la police des frontières m’a souhaité la bienvenue sur le sol congolais. Mais à l’intérieur, la police sur la base des soupçons commence à vous traquer avec ou sans document officiel que vous soyez en règle ou pas. Nous les entrepreneurs venons avec un élan nous rentrons démoralisées. Une situation qui n’est pas favorable pour le climat des affaires dans une zone comme la CEMAC (Communauté Economique de et Monétaire de l’Afrique Centrale) pour ne prendre que cet exemple[spacer height=”5px”] UP AFRICA TV : Le climat des affaires est-il propice dans nos pays africains ?[spacer height=”5px”] EPM : Avant d’aller à la conquête du monde, je suis conformé à la règlementation de l’OHADA en matière d’affaire, à cet effet j’ai une société à responsabilité qui marche assez bien. Dans mon domaine qui est le bois j’ai voulu m’implanté aussi en République Centrafricaine car ils sont les bonnes essences très compactes. Ce que mon entreprise recherche actuellement pour sa clientèle sélective. Objectif transformer cette matière première localement afin de créer l’emploi. Mais une fois là-bas j’ai regretté d’être né en Afrique. Désabusé, j’ai compris qu’un tel projet ne profitait qu’à l’élite  au détriment de la population pas toujours instruite. Leur mécontentement se traduit par la prise des armes et tout peut en rien dégénérer. A Sosona Kombo, j’ai  vu comme on égorgeait un homme vif devant tout le monde. Dans le cas d’espèce je viens de rentrer de la Centrafrique il y a peine quelques jours je me suis fait spolier mes investissements sur la base d’un mécontentement d’un individu qui avaient un différend avec mon point focal. Mon appartement a été saccagé, une somme d’un million m’a été dérobée. Et mon interpellation n’a pas tardé au motif d’avoir mis les pieds en zone interdite. Pour ma relaxation j’ai dû payer une amende de 200 milles FCFA à Berberati une  ville économique comme Douala. Je suis accusé de trafic de diamant  ce qui n’est pas vrai.[spacer height=”5px”] UP AFRICA TV : Dans quel état d’esprit êtes-vous ? Pourriez-vous y retourner pour un investissement quelconque ou dans un autre Etat en Afrique ?[spacer height=”5px”] EPM : Je suis découragé, abusé, je ne voudrais plus parler des choses de l’Afrique, j’envisage même vivre en Occident dans un proche avenir. Dans le fond ces Etats développent un complexe d’infériorité et tiennent les étrangers pour responsables de leurs malheurs.[spacer height=”5px”] UP AFRICA TV : Y aurait-il d’autres pays en Afrique où vous aimeriez investir ?[spacer height=”5px”] EPM : Oui bien sûr, notamment la Tanzanie, l’Afrique du Sud malgré les actes regrettables que nous voyons ses derniers jours. Bref pour moi je conseillerais à mes frères africains de visiter et pourquoi pas de faire des affaires dans la partie australe de l’Afrique. Zambie, Namibie, Zimbabwe, Ouganda, c’est un rêve de conte de fée. Avec un visa dans l’un de ses pays je peux circuler librement le temps de l’expiration de ce dernier sans être inquiéter. Pareillement en Afrique de l’Ouest où le principe de libre échange est effectif. Une réalité que nous autres regrettons au niveau de l’Afrique Centrale.[spacer height=”5px”] UP AFRICA TV : Que peut l’Afrique pour sortir de cette léthargie dont elle semble se revêtir comme une carapace ?[spacer height=”5px”] EPM : L’idéal serait serait de créer des Petites et Moyennes Entreprises un peu partout dans nos Etats et surtout en zone rurale. Je m’explique, allons au village pour cultiver la patate, sensibilisation ses agriculteurs en leur donnant des semences. Par une politique de transformation rachète leur récolte. Avec une étude d’évaluation ses jeunes ne pourront pas manqués 4 millions l’année. Regarder la valeur de cet argent pour un jeune qui vit au village, qui ne loue pas, bref pas de charge fixe. Pour lui son paradis est dans son village. Voilà comment nous entrevoyons l’Afrique d’aujourd’hui pour les générations futures.[spacer height=”15px”] TEMOIGNAGE[spacer height=”15px”] Albain NDOP (Camerounais réside en Algérie)[spacer height=”5px”] L’intégration commence par l’acceptation de soi[spacer height=”5px”]’Je reconnais que l’intégration n’est pas facile dans cette partie de l’Afrique. Mais il faut transcender toute les barrières linguistique, culturelle, s’armer de courage et de patience. Grace à mon talent de footballeur j’ai été adopté par une famille d’accueil. Aujourd’hui je travaille et gagne bien ma vie. Curieusement ici vivre avec les ressortissants de son pays d’origine est un caillou dans la chaussure. Car ces derniers sont capables de tout pour parvenir à leur fin même si pour cela l’on doit mettre la tête de l’autre à la guillotine. Les actes de xénophobes à l’endroit des uns et des autres sont parfois justifiés vu le comportement de nos compatriotes à l’extérieur du pays. L’Afrique gagnerait à s’unir pour se réveiller comme la Chine’’[spacer height=”20px”] Luc Biga/UP AFRICA TV

- Advertisement -spot_img
- Advertisement -spot_img
Latest News

Fecafoot news

Démission du secrétaire général de la FECAFOOT, Samuel Eto'o à merci du tremplin. Benjamin Didier Banlock puisqu'il s'agit de...
- Advertisement -spot_img

More Articles Like This

- Advertisement -spot_img