Jean Paul Ndjale : « Les mairies et les élites doivent pouvoir accompagner les écoles »

Culture & Education

C’est dans un contexte de rentrée scolaire marquée par le corona virus qu’Up Africa TV reçoit le délégué départemental de l’Education de base de la Sanaga maritime. Ce responsable des services déconcentrés du ministère en charge de l’enseignement primaire et maternelle s’exprime sur les grandes invitations de la rentrée scolaire 2020-2021 dont le thème est ; « Assurer une offre éducative de qualité, inclusive et équitable pour une année scolaire résiliente à la COVID- 19 ». Il s’exprime aussi sur les stratégies qui vont être mises en place par les directeurs d’école dès le 05 octobre prochain pour effectivement barrer la route au Covid-19 

En quoi consiste le système de rattrapage prescrit par le ministère de l’Education  de base en ce début d'année scolaire?

Le rattrapage va consister à faire un bilan  pour voir quels sont  les objectifs qui n'ont pas pu être atteints pendant l'année scolaire2019-2020. C'est ça qui va constituer l'ossature des enseignements de rattrapage. Pour ceux qui ont été plus en retard, ils auront un mois pour la remise à niveau des élèves.

Est-ce que la pratique de la mi-temps sera imposée à toutes les écoles du département ?

Le système à mi-temps qui vient ici comme pour réguler le rattrapage et le temps qui n'a pas été suffisant pour couvrir un certain nombre d'objectifs. Cette pratique va se faire, chacun selon son contexte. Ce qui détermine cette activité, c’est la capacité des infrastructures, les effectifs des élèves et le fait qu'on soit situé en zone rurale ou en zone urbaine. Ceux qui sont en zone rurale auront moins de difficultés parce qu'ils n'ont pas des effectifs assez importants ; mais ceux qui sont en zone urbaine où les effectifs des élèves sont assez importants, ils devront voir, dans la panoplie des méthodologies préconisées par le ministère, ce qu'ils peuvent utiliser pour atteindre les mêmes objectifs.

Nous notons au regard de ce que vous dites qu'il faut une ressource humaine assez importante. Avez-vous le personnel en nombre suffisant ? Sinon, comment comptez-vous juguler ce problème ?

Au niveau des ressources humaines, il faut déjà pensé aux enseignants de l'Etat. Et par ailleurs voir aussi les enseignants des parents que nous appelons communément les maîtres des parents, pour suppléer au manque. Parce que si vous vous retrouver dans une école où l'effectif est assez important, pour nécessité un encadrement de proximité, il va falloir que les structures partenaires qui encadrent  l'école, notamment les APPE et les conseils d'école, s'organisent en tenant en compte de la surface financière disponible pour pouvoir compléter l'effectif des enseignants. Aussi je voudrais utiliser votre tribune pour inviter les responsables d'établissements scolaires à saisir les mairies et les élites qui, très souvent n'attendent qu'à être sollicitées, pour pouvoir les accompagner dans cette délicate mission.

On observe dans le cadre de la lutte contre la covid-19 que les mairies sont essoufflées et que les écoles disposent de kits sanitaires en nombre insuffisant. Qu'est-ce que vous comptez faire de façon pratique pour que la rentrée scolaire 2020-2021 soit effectivement sans Covid-19 ?

Il n'y a pas d'essoufflement qui tienne parce que la covid-19 ne va pas nous laisser le choix.  Il s'agit juste de renforcer les mesures qui ont été éditées. J'ai eu à relever que dans le package de kits que nous avons reçu, certains éléments peuvent être en dysfonctionnement. Il s'agira seulement que les différentes structures puissent voir des voies et moyens pour pouvoir les remplacer et ajouter encore davantage parce que les effectifs que nous allons recevoir désormais dans les écoles seront de plus en plus important par rapport à il y a quelques mois où seuls les élèves de de classe d'examen étaient concernés.

Propos recueillis par Joseph Kizerbo / UP AFRICA TV - Douala